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Quelle langue parle-t-on aux Philippines et ce qu’il faut en savoir en voyage

7 août 2026 15 min de lecture
Quelle langue parle-t-on aux Philippines et ce qu’il faut en savoir en voyage

Les Philippines ont deux langues officielles, le filipino (bâti sur le tagalog) et l’anglais. L’archipel compte près de 180 langues vivantes, dont une dizaine pèsent plusieurs millions de locuteurs.

Un voyageur qui reste à Manille entend surtout du tagalog, mais dès Cebu, Bohol ou Siargao la langue du quotidien devient le cebuano, aussi appelé bisaya. L’anglais vous dépanne presque partout, avec un décrochage net dans les campagnes et sur les petites îles.

Quelles sont les langues officielles des Philippines ?

Jeepneys à Manille : destinations peintes en anglais et enseignes commerciales anglophones. Photo : gloverbh222 / Pixabay

Deux langues seulement portent le statut officiel : le filipino et l’anglais. Cette réponse tient en une ligne, mais elle cache une réalité linguistique bien plus dense, que vous mesurerez dès votre premier trajet en jeepney.

Le filipino, une langue nationale bâtie sur le tagalog

Le filipino est la langue nationale des Philippines. Elle prend pour base le tagalog, la langue historique de Manille et du sud de Luzon, enrichie de mots venus des autres langues de l’archipel, de l’espagnol et de l’anglais.

Pour un voyageur, la distinction entre filipino et tagalog reste théorique. Ce que vous entendez dans un centre commercial de Manille, ce que vous lisez sur un bulletin de vote ou dans un journal en langue locale, tout cela sera du filipino, et un Philippin vous dira simplement qu’il parle tagalog.

La langue s’écrit avec l’alphabet latin et se prononce presque comme elle s’écrit, ce qui vous simplifie la vie. Les voyelles sonnent comme en espagnol, le g reste dur et le e se prononce toujours é.

L’anglais, seconde langue officielle et langue de l’écrit

L’anglais n’a rien d’une langue étrangère aux Philippines. Il sert de langue d’enseignement au collège et au lycée, de langue des tribunaux, des contrats, des panneaux routiers et de la quasi-totalité de la signalétique publique.

Concrètement, vous n’aurez jamais à déchiffrer un horaire de ferry ou un menu de restaurant en tagalog : ils seront en anglais. Les formulaires d’immigration, les affiches de sécurité, les prix affichés dans les magasins, tout l’écrit administratif et commercial passe par l’anglais.

Cette double présence explique un phénomène que vous remarquerez très vite : les Philippins passent d’une langue à l’autre au milieu d’une phrase, sans même y penser.

Ce que la Constitution accorde aux langues régionales

Le texte fondateur va plus loin que le simple duo officiel. Dans l’article XIV de la Constitution de 1987, le filipino est désigné comme langue nationale, le filipino et l’anglais comme langues officielles, et les langues régionales comme langues officielles auxiliaires dans leurs régions respectives.

À l’école, ce statut a longtemps signifié beaucoup plus. La loi RA 10533 de 2013 sur l’éducation de base imposait le Mother Tongue-Based Multilingual Education : les premières années de primaire se faisaient dans la langue maternelle de la zone, pas en filipino ni en anglais.

Ce dispositif a été supprimé par la loi RA 12027 du 10 octobre 2024, qui fait revenir l’enseignement de la maternelle au CE2 au filipino et à l’anglais. La langue maternelle reste possible en option dans les classes monolingues, et les langues régionales gardent un rôle de supports auxiliaires.

Cette bascule ne change rien à ce que vous entendrez dans la rue. Un enfant de Cebu grandit en cebuano, un enfant d’Ilocos en ilocano, et ces langues régionales restent parfaitement vivantes, jamais remplacées par le tagalog.

Constitution de 1987, article XIV : deux langues officielles (filipino et anglais), et autant de langues officielles auxiliaires qu'il existe de grandes langues régionales.

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Les Philippines en un coup d'oeil

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Combien de langues parle-t-on vraiment dans l’archipel ?

Les sept principaux groupes ethnolinguistiques des Philippines et leur poids au recensement 2020.

Les inventaires linguistiques recensent entre 170 et 185 langues vivantes aux Philippines, selon la façon dont on tranche entre langue et dialecte. Une dizaine d’entre elles rassemblent l’écrasante majorité de la population.

Les grandes langues régionales et leurs territoires

Le recensement 2020 de la Philippine Statistics Authority a interrogé 108,67 millions de personnes sur leur appartenance ethnolinguistique. Voici le poids des sept principaux groupes, qui recoupe assez fidèlement la carte des langues.

Groupe ethnolinguistiquePart de la population (2020)
Tagalog26,0 %
Bisaya / Binisaya14,3 %
Ilocano8,0 %
Cebuano8,0 %
Ilonggo (hiligaynon)7,9 %
Bikol6,5 %
Waray3,8 %

Source : Philippine Statistics Authority, recensement de la population et du logement 2020, résultats sur l’ethnicité publiés en 2023. Parts arrondies au dixième de point.

Ces pourcentages prennent tout leur sens une fois posés sur une carte. Voici où chaque langue domine, dans l’ordre du tableau.

  • Tagalog : Manille, Batangas, Cavite, Laguna, Quezon, une grande partie du centre et du sud de Luzon.
  • Bisaya / binisaya : terme parapluie utilisé dans tout le centre et le sud de l’archipel, des Visayas jusqu’à Mindanao.
  • Ilocano : nord de Luzon, d’Ilocos à la Cordillère, et forte diaspora à Mindanao.
  • Cebuano : Cebu, Bohol, Siquijor, Negros oriental, Camiguin, nord et est de Mindanao dont Siargao.
  • Ilonggo : Iloilo, l’île de Panay et Negros occidental, autour de Bacolod.
  • Bikol : péninsule de Bicol, autour de Naga et Legazpi.
  • Waray : Samar, Leyte et Biliran, autour de Tacloban.

Pourquoi le cebuano prend le dessus dès que vous quittez Luzon ?

Additionnez les 14,3 % de bisaya et les 8,0 % de cebuano du recensement : vous obtenez 22,3 % de la population, soit plus de 24 millions de personnes rattachées au même continuum linguistique. Le tagalog garde la première place avec 26,0 %, mais l’écart se réduit à moins de quatre points.

Or ces deux mondes ne se recouvrent pas géographiquement. Le tagalog occupe Luzon, le bisaya occupe les Visayas et Mindanao, c’est-à-dire précisément les îles où atterrissent la plupart des voyageurs : Cebu, Bohol, Siargao, Camiguin, Dumaguete.

Le résultat surprend beaucoup de visiteurs. Vous avez appris Magandang umaga po dans un guide, vous le lancez à Moalboal, et votre interlocuteur vous répond en souriant qu’ici on dit Maayong buntag.

Recensement 2020 : 26,0 % de Tagalogs contre 22,3 % de Bisayas et Cebuanos réunis. Sur les îles touristiques du centre et du sud, le tagalog n'est pas la langue du quotidien.

L’espagnol, le chavacano et les mots que vous reconnaîtrez

Trois siècles de colonisation espagnole ont laissé un vocabulaire considérable. Les nombres, les jours, les heures et une quantité d’objets courants viennent directement de l’espagnol, ce qui donne un avantage réel à un francophone.

Vous reconnaîtrez sans effort mesa (table), silya (chaise), kotse (voiture), kutsara (cuillère), bintana (fenêtre) ou eskwela (école). Les prix se disent souvent en espagnol dans les marchés : singkwenta pour cinquante, siyento pour cent.

L’espagnol lui-même a disparu de l’usage courant, sauf sous la forme du chavacano, un créole à base espagnole parlé à Zamboanga et dans quelques poches de Cavite. Le français, lui, n’est parlé nulle part en dehors des ambassades et de quelques hôtels haut de gamme.

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Quel niveau d’anglais attendre selon les régions ?

Sari-sari store sur l'île de Samal, près de Davao : ici l'échange se fait en bisaya. Photo : Burgermac / CC BY 2.0 via Wikimedia Commons

Les Philippines figurent parmi les pays non anglophones les plus à l’aise en anglais. Cette moyenne nationale cache pourtant des écarts considérables entre un centre d’appels de Cebu et un village de pêcheurs à trois heures de bangka.

Manille, Cebu et les hubs touristiques

Dans les grandes villes, l’anglais suffit pour tout. Réception d’hôtel, agences de voyage, banques, hôpitaux, compagnies aériennes, chauffeurs Grab, personnel des centres commerciaux : vous serez compris et vous comprendrez.

Le pays se classe 28e sur plus de cent territoires évalués par l’indice EF de maîtrise de l’anglais dans son édition 2025, avec un score de 569 points qui le place dans la bande de niveau élevé. Le secteur des centres d’appels, qui emploie plus d’un million de personnes, entretient ce niveau.

À El Nido, Coron, Boracay, Siargao ou Panglao, les métiers du tourisme parlent anglais couramment. Vous pouvez y voyager plusieurs semaines sans jamais prononcer un mot de tagalog.

Les provinces, les petites îles et les zones rurales

Le décor change dès que vous quittez les circuits balisés. Dans un marché de province, chez un conducteur de tricycle d’une cinquantaine d’années, dans une épicerie de barangay ou sur une île sans hôtel, l’anglais devient scolaire, parfois inexistant.

Le même indice EF 2025 chiffre cet écart région par région. La région de Manille atteint 586 points et les Visayas centrales, autour de Cebu, 576, quand la région d’Ilocos tombe à 533 et le nord de Mindanao à 544.

Les personnes âgées comprennent souvent l’anglais écrit mieux qu’à l’oral, et répondront volontiers par gestes ou par un mot isolé. Les enfants, scolarisés en anglais, servent fréquemment d’interprètes improvisés.

C’est exactement dans ces situations que trois phrases en langue locale changent tout. Elles ne servent pas à tenir une conversation, elles servent à montrer que vous n’êtes pas seulement un touriste de passage, et le tarif annoncé s’en ressent.

Taglish et bisdak, ce que vous entendrez vraiment

Personne ne parle un tagalog pur en ville. Le taglish, mélange permanent de tagalog et d’anglais, est la langue réelle de Manille : une phrase commence en tagalog, bascule en anglais sur le mot technique, revient en tagalog pour la conclusion.

Aux Visayas, le même phénomène produit le bisdak et son équivalent hybride, où le cebuano s’entrelace avec l’anglais et quelques mots de tagalog venus de la télévision nationale. Les chaînes émettent en filipino, ce qui fait que presque tout le monde comprend le tagalog, sans forcément le parler au quotidien.

Retenez cette asymétrie : à Cebu, on vous comprendra si vous parlez tagalog, mais on vous répondra en cebuano ou en anglais. Quelques mots de cebuano provoquent une réaction bien plus chaleureuse.

Le lexique du voyageur classé par situation

Tricycles en attente à Quezon City : le poste où quelques mots de tagalog ou de cebuano changent le tarif. Photo : Mico Medel / Pexels

Les listes de vocabulaire classées par thème grammatical ne servent à rien sur le terrain. Voici les phrases dont vous avez besoin, rangées par situation concrète, en tagalog puis en cebuano, avec une prononciation approchée en français où la syllabe accentuée est en majuscules.

Saluer et remercier : po, opo, manong et manang

La politesse philippine passe par des particules et des titres, pas par des formules longues. Le mot po s’ajoute à n’importe quelle phrase pour marquer le respect envers une personne plus âgée ou un inconnu, et opo est le oui respectueux.

  • Bonjour (matin) : tagalog Magandang umaga po (ma-gan-DANG ou-MA-ga po) / cebuano Maayong buntag (ma-A-yong BOUN-tag).
  • Bonjour (après-midi) : Magandang hapon po (ma-gan-DANG HA-pon po) / Maayong hapon (ma-A-yong HA-pon).
  • Merci : Salamat po (sa-LA-mat po) / Salamat kaayo (sa-LA-mat ka-A-yo).
  • De rien : Walang anuman (wa-LANG a-nou-MAN) / Walay sapayan (wa-LAÏ sa-pa-YAN).
  • Oui / non : Opo / Hindi po (O-po / hin-DI po) / Oo / Dili (O-o / DI-li).
  • Excusez-moi : Paumanhin po (pa-ou-man-HIN po) / Pasayloa ko (pa-saï-LO-a ko).

Un point que les guides oublient systématiquement : po et opo appartiennent au tagalog et n’existent pas en cebuano. À Cebu, le respect passe par manong (monsieur plus âgé), manang (madame plus âgée), kuya (grand frère) et ate (grande sœur), placés avant ou après la phrase.

Marchander une course de tricycle

Le tricycle est le taxi des provinces et le poste où l’on vous annonce le plus souvent un tarif touriste. La règle : demandez le prix avant de monter, et proposez votre contre-proposition sans agressivité, le sourire fait partie de la transaction.

  • Combien jusqu’à… ? : Magkano po hanggang…? (mag-KA-no po hang-GANG) / Tagpila ngadto sa…? (tag-PI-la NGAD-to sa).
  • C’est trop cher : Ang mahal naman po (ang ma-HAL na-MAN po) / Mahal kaayo (ma-HAL ka-A-yo).
  • Vous pouvez baisser ? : Pwede po bang tawad? (POU-é-dé po bang TA-wad) / Pwede mutawad? (POU-é-dé mou-TA-wad).
  • Le tarif normal, s’il vous plaît : Regular lang po (ré-gou-LAR lang po) / Regular lang.
  • Arrêtez ici : Para po! (PA-ra po) / Para! Ce mot fonctionne partout, y compris dans les jeepneys.

Le mot special signifie course privée et coûte deux à quatre fois le tarif partagé. Si l’on vous propose un special ride sans que vous l’ayez demandé, répondez regular lang et attendez les autres passagers.

Commander dans un carinderia

Le carinderia est la cantine de quartier, aussi appelée turo-turo, littéralement montrer du doigt. Les plats attendent dans des bacs derrière une vitre, vous désignez ce que vous voulez et vous payez à la fin.

  • Qu’est-ce que c’est ? : Ano po ito? (a-NO po i-TO) / Unsa ni? (oun-SA ni).
  • Celui-là, s’il vous plaît : Iyan po, salamat (i-YAN po) / Kana lang, salamat (ka-NA lang).
  • Avec du riz : May kanin po (maï KA-nin po) / Naay kan-on (na-AÏ kan-ON).
  • Pas épicé : Hindi maanghang po (hin-DI ma-ang-HANG po) / Dili halang (DI-li ha-LANG).
  • Une petite portion : Konti lang po (kon-TI lang po) / Gamay lang (ga-MAÏ lang).
  • Combien en tout ? : Magkano lahat po? (mag-KA-no la-HAT po) / Tagpila tanan? (tag-PI-la ta-NAN).
  • C’est délicieux : Masarap po! (ma-sa-RAP po) / Lami kaayo! (LA-mi ka-A-yo).

Le mot lami lancé à voix haute dans un carinderia de Cebu vous vaudra plus de sympathie que n’importe quelle phrase apprise par cœur. Si vous emportez votre plat, demandez Pakibalot po en tagalog ou Palihog ug balot en cebuano.

Négocier un bangka pour l’island hopping

Le bangka est la pirogue à balanciers qui dessert les îlots, les spots de plongée et les plages sans route. Le prix se négocie à la journée ou au circuit, presque jamais à la personne quand vous privatisez.

  • Combien pour la journée ? : Magkano ang arkila ng bangka para sa buong araw? (mag-KA-no ang ar-KI-la nang bang-KA) / Tagpila ang abang sa bangka tibuok adlaw? (tag-PI-la ang A-bang sa bang-KA).
  • Combien de personnes ? : Ilan po kami? (i-LAN po ka-MI) / Pila ka tawo? (PI-la ka TA-wo).
  • L’essence est comprise ? : Kasama na po ang gasolina? (ka-SA-ma na po ang ga-so-LI-na) / Apil na ang gasolina? (A-pil na).
  • On rentre à quelle heure ? : Anong oras tayo babalik? (a-NONG O-ras TA-yo ba-ba-LIK) / Unsang orasa ta mobalik? (oun-SANG o-RA-sa ta mo-ba-LIK).
  • Attendez-nous : Hintayin niyo po kami (hin-ta-YIN nyo po ka-MI) / Hulata mi (hou-LA-ta mi).

Vérifiez toujours si les frais d’entrée des îles et le déjeuner entrent dans le prix annoncé, ils sont presque toujours facturés à part. Si une transcription vous semble à ajuster dans ce lexique, signalez-nous la correction et nous mettons la page à jour.

Demander son chemin et acheter au marché

Les adresses philippines fonctionnent par repères visuels plutôt que par noms de rue. Vous obtiendrez une réponse utile en nommant un commerce, une église ou une station-service proche.

  • Où est… ? : Nasaan po ang…? (na-SA-an po ang) / Asa man ang…? (A-sa man ang).
  • Tout droit : Diretso (di-RÈT-so), identique dans les deux langues.
  • À gauche / à droite : Kaliwa / kanan (ka-li-WA / KA-nan) / Wala / tuo (wa-LA / TOU-o).
  • C’est loin ? : Malayo po ba? (ma-LA-yo po ba) / Layo ba? (LA-yo ba).
  • Les toilettes : banyo ou CR (comfort room), compris dans tout le pays.
  • Combien le kilo ? : Magkano ang kilo? (mag-KA-no ang KI-lo) / Tagpila ang kilo? (tag-PI-la ang KI-lo).
  • Je ne comprends pas : Hindi ko po maintindihan (hin-DI ko po ma-in-tin-di-HAN) / Wala ko kasabot (wa-LA ko ka-SA-bot).

Attention au piège des directions : en cebuano, wala signifie à gauche, alors que le même mot veut dire rien ou absent en tagalog. Une confusion classique qui envoie régulièrement les voyageurs dans la mauvaise rue.

Ce lexique vient de dix ans d’usage quotidien à Cebu, où le cebuano reste la langue de la rue. Vous trouverez le détail de notre méthode sur la page qui présente la rédaction.

Questions fréquentes

Faut-il parler tagalog pour voyager aux Philippines ?

Non. L’anglais suffit dans les villes, les aéroports, les hôtels et l’ensemble des circuits touristiques. Quelques mots de langue locale restent utiles pour marchander et pour créer un vrai contact hors des zones fréquentées.

Quelle est la différence entre le filipino et le tagalog ?

Le tagalog est une langue régionale de Luzon. Le filipino est la langue nationale construite à partir de ce tagalog, élargie aux emprunts venus des autres langues du pays, de l’espagnol et de l’anglais. Dans la conversation courante, les deux termes s’emploient l’un pour l’autre.

Le cebuano et le bisaya sont-ils la même langue ?

Presque. Le cebuano est la principale langue du groupe bisaya, et les habitants de Cebu, Bohol ou Siargao appellent couramment leur langue bisaya. Le terme bisaya couvre toutefois un ensemble plus large, qui englobe aussi le hiligaynon et le waray.

Peut-on se débrouiller uniquement en anglais aux Philippines ?

Oui dans la très grande majorité des situations. Le pays occupe la 28e place mondiale de l’indice EF 2025 avec 569 points. Les limites apparaissent avec les personnes âgées, dans les villages isolés et auprès de certains conducteurs de tricycle.

Combien de langues parle-t-on aux Philippines ?

Les inventaires linguistiques comptent entre 170 et 185 langues vivantes selon les critères retenus. Sept d’entre elles couvrent à elles seules près des trois quarts de la population, soit 74,5 % d’après le recensement 2020.

Que veulent dire po et opo ?

Ce sont deux marqueurs de respect du tagalog. Po s’insère dans une phrase adressée à une personne plus âgée ou inconnue, opo est la forme polie de oui. Ils n’appartiennent pas au cebuano, où l’on utilise plutôt manong et manang.

Les écoliers philippins apprennent-ils encore dans leur langue régionale ?

Plus depuis la loi RA 12027 du 10 octobre 2024, qui a mis fin à l’enseignement en langue maternelle de la maternelle au CE2. Le filipino et l’anglais redeviennent les langues d’instruction, sauf option retenue dans les classes monolingues. Les langues régionales conservent un statut de support auxiliaire.

Le français est-il parlé aux Philippines ?

Très peu, en dehors de l’Alliance française de Manille, de quelques hôtels haut de gamme et de guides francophones à El Nido ou Bohol. Prévoyez de fonctionner en anglais, complété par les phrases locales de ce lexique.